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AAC 2026 – 15 septembre 2025

Présentation générale

Organisé en plusieurs séances de janvier à mai 2026, le séminaire de recherche Vu du Quai, en référence aux mémoires de l’ambassadeur français Henri Froment-Meurice (1923-2018), propose d’aborder un ensemble de problématiques relatives à l’histoire des relations diplomatiques françaises aux XXe et XXIe siècles. Ce séminaire est ouvert aux chercheurs confirmés, jeunes chercheurs et doctorants qui souhaitent valoriser leurs travaux et participer aux réflexions avancées dans ce cadre. Les professionnels des archives, du patrimoine et de la diplomatie sont également invités à participer afin de renforcer l’entrecroisement des disciplines et des expertises. Les étudiants de Master 2 peuvent également soumettre une proposition, sous réserve de présenter un résumé structuré et rigoureux de leur mémoire.

Argumentaire 

Ce séminaire a pour objectif l’analyse des relations diplomatiques de la France au prisme de ses ambitions, de ses inflexions et de ses acteurs. Il propose d’explorer la diversité des formes que peut prendre la diplomatie française – culturelle, économique, scientifique, environnementale, humanitaire ou de défense – en mettant en lumière les logiques politiques qui sous-tendent ces différents leviers. Un accent particulier sera mis sur les approches à la fois conceptuelles, techniques et méthodologiques. Il s’agit notamment de distinguer les spécificités de chaque domaine diplomatique en interrogeant leurs croisements et d’ouvrir une réflexion sur la manière dont ces différents registres s’articulent dans la pratique. 

Pour cette quatrième édition, une attention particulière sera portée à la manière dont la diplomatie se donne à voir et se laisse enregistrer. L’image – qu’il s’agisse de la photographie officielle, du film d’archive, du reportage, de l’enregistrement audio ou de l’entretien – est désormais un vecteur essentiel de communication diplomatique, mais aussi une source précieuse pour l’historien. En intégrant cette dimension visuelle et sonore, nous souhaitons également encourager les réflexions sur les formes d’enquête, les usages du visuel dans la recherche, et les conditions d’une écriture de l’histoire « en train de se faire » (Delage et Demoulin, 2024 ; Descamps, 2005).

Les axes retenus pour cette quatrième édition sont les suivants :

1. Photographie, film et archives visuelles et orales : représenter et enregistrer la diplomatie

Quelles images la diplomatie produit-elle d’elle-même ? Comment la photographie officielle, le reportage, les captations audiovisuelles ou encore les entretiens construisent-ils une mémoire – parfois mise en scène – de l’activité diplomatique ? Ce premier axe interroge les formes de visualisation de la diplomatie : portraits d’ambassadeurs, sommets internationaux, visites d’État, négociations, cérémonies protocolaires, etc. Il invite aussi à réfléchir aux usages historiographiques de ces supports, ainsi qu’aux pratiques d’enquête qui intègrent captation vidéo, enregistrement sonore ou photographie dans la constitution d’un corpus (Devin (dir.), 2016 ; Descamps, 2019). Peut-on écrire l’histoire diplomatique « en la filmant » ? Comment articuler l’analyse des représentations visuelles et la pratique de terrain des chercheurs ? En quoi l’image devient-elle une source ou un outil d’investigation à part entière ?

2. Travailler sur les sources de l’histoire diplomatique

Dans la continuité de l’axe précédent, celui-ci interroge la fabrique de l’histoire diplomatique et ses sources. Comment aborder les archives diplomatiques, notamment les documents confidentiels ou sensibles ? Quels outils théoriques et méthodologiques mobiliser pour appréhender des matériaux complexes, fragmentaires ou pluriels ? Ce second axe interroge la fabrique de l’histoire diplomatique et encourage la coopération entre historiens, archivistes, analystes des relations internationales et spécialistes des sciences humaines et sociales.

3. Recompositions de la diplomatie française : acteurs, outils et leviers

La diplomatie contemporaine s’est profondément transformée, portée par la multiplication et la diversification de nouveaux acteurs non étatiques (ONG, multinationales, collectivités locales, experts) (Guilbaud, 2018 ; Lequesne (dir.), 2021) et l’essor des technologies numériques. Ce troisième axe propose de réfléchir à ces mutations, à la diversification des fonctions diplomatiques et à l’impact de ces mutations sur les mécanismes décisionnels.

4. Enjeux intérieurs, effets extérieurs : circulations et interactions

Ce dernier axe explore les interactions entre les dynamiques internationales et les logiques de la politique intérieure française dans les processus d’élaboration de la politique étrangère (Frank (dir.), 2012). Il s’agit d’analyser comment les décisions diplomatiques influencent les contextes sociaux, économiques ou politiques nationaux – et inversement – et comment les engagements internes (société civile, partis, mouvements sociaux) redéfinissent les priorités diplomatiques.

 

Modalités de participation

Les chercheurs en histoire, en relations internationales, en science politique et autres disciplines relatives à l’étude de l’international et de la diplomatie ainsi que les professionnels des archives sont invités à proposer une communication

Les propositions (titre, résumé de 350 à 500 mots, courte bibliographie indicative et CV synthétique) doivent parvenir à l’adresse suivante : vuduquai.shd@gmail.com

Date limite de soumission : 15 septembre 2025

 

Modalités de communication

Les interventions sélectionnées devront être transmises sous leur forme rédigée au plus tard une semaine avant la date prévue. Chaque séance accueillera deux à trois interventions d’une durée de 20 à 25 minutes, suivies d’un temps d’échange avec les participants.

 

Lieu et format de l’événement

L’événement se tiendra à distance, via la plateforme Zoom (sous réserve de modification).

 

Organisation

Louise-Marie de Busschère (louise-marie.de-busschere@univ-montp3.fr)

Cathy Monarque (cathy.monarque@univ-montp3.fr)

 

S7. Mettre en réseau la culture : un enjeu d’influence ?

Pour cette dernière séance de l’édition 2025 du séminaire Vu du Quai, nous aurons le plaisir d’accueillir quatre intervenants : Louis Baudrin, doctorant en science politique au Centre de recherches internationales de Sciences Po (CERI) et associé au Centre Marc Bloch ; Akhésa Moummi, doctorante en études politiques à l’École des hautes études en sciences sociales et associée à l’Institut français du Proche-Orient de Beyrouth ; Stéphane Prou, collaborateur/rédacteur au cabinet du Ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation ; et enfin Guillaume Frantzwa, archiviste paléographe, docteur en histoire de l’art et conservateur du patrimoine aux Archives diplomatiques du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.

S6. Les enjeux de la coopération institutionnelle : de la recherche à la diplomatie

Pour cette séance, nous nous retrouverons en présence au Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (site de la Convention, 48 rue Javel, 75015 Paris) et à distance en vidéoconférence pour une séance consacrée aux enjeux de la coopération institutionnelle, de la recherche à la diplomatie. Une première intervention donnée conjointement par l’Académie diplomatique et consulaire, le CAPS, la direction des Archives et la sous-direction de l’enseignement supérieure et de la recherche sur la diplomatie scientifique sera suivie d’une présentation de Marion Aballéa, maîtresse de conférences en histoire contemporaine, sur la “diplomatie du SIDA”, un outil d’influence du Quai d’Orsay de 1983 à 2000.

ATTENTION : Pour participer à la séance, en présence ou à distance, vous devez nous envoyer une demande d’inscription à l’adresse mail du séminaire (vuduquai.shd@gmail) au plus tard 48h en amont.

S5. Redéfinir les relations diplomatiques avec l’Algérie indépendante

Nous aurons le plaisir d’accueillir Eric Lechevallier, archiviste et responsable des publics au Centre des Archives diplomatiques de Nantes du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et doctorant en histoire des relations internationales au CRHIA – Centre de recherches en histoire internationale et atlantique de Nantes Université, ainsi que Inès Baude, doctorante en science politique au Centre européen de sociologie et de science politique et au Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales.

S2. La projection par l’éducation, un levier du Quai ?

Nous accueillerons Céline Barzun, doctorante en sociologie au Centre lillois d’études et de recherches sociologiques et économiques (Clersé), et Vincent Hugoo, docteur en sociologie et chercheur associé au Centre Européen de Sociologie et de Science politique (CESSP), pour une séance consacrée aux enjeux éducatifs de la diplomatie française.

[TERMINE] Appel à communication pour l’édition 2024-2025

Résumé

Structuré en plusieurs séances de novembre 2024 à avril 2025, le séminaire de recherche en histoire diplomatique et contemporaine « Vu du Quai », en référence aux mémoires de l’ambassadeur français Henri Froment-Meurice (1923-2018), propose d’aborder un ensemble de problématiques relatives à l’histoire des relations diplomatiques françaises aux XXe et XXIe siècles. Ce séminaire est ouvert aux chercheurs confirmés, aux jeunes chercheurs et aux doctorants qui souhaitent valoriser leurs travaux et participer aux réflexions avancées dans ce cadre. Les acteurs professionnels des archives, du patrimoine et de la diplomatie sont également invités à participer afin de renforcer l’entrecroisement des disciplines et des expertises. Les étudiants de Master 2 sont également invités à soumettre une présentation de leur mémoire de recherche, sous réserve d’une présentation détaillée transmise en amont témoignant d’une rigueur scientifique.

Argumentaire

Ce séminaire a pour vocation d’analyser les relations diplomatiques de la France, sous l’angle de ses ambitions, de ses inflexions et de ses acteurs. Un accent particulier est mis sur les approches tant conceptuelles que techniques sur les différentes formes que peut prendre la diplomatie française (culturelle, économique, commerciale, scientifique, environnementale, humanitaire, de défense). Nous souhaitons mettre en lumière les ambitions politiques qui sous-tendent ces leviers d’influence, à distinguer les caractéristiques de ces différents axes et à questionner l’« herméticité » des domaines tout en explorant leurs éventuels croisements. Le séminaire entend à ce titre encourager une approche pluridisciplinaire et les interactions professionnelles afin d’impulser une réflexion sur les usages méthodologiques, le traitement des sources ainsi que sur les acteurs de la diplomatie. Les axes retenus pour cette troisième édition sont les suivants : 

Appréhender les sources de l’histoire diplomatique

L’histoire diplomatique est une discipline qui transcende les frontières entre les sciences humaines et sociales et nécessite souvent des méthodes spécifiques, notamment en ce qui concerne l’analyse des documents confidentiels, la contextualisation des événements internationaux, la reconstitution des réseaux diplomatiques, l’appréhension de témoignages sensibles ou encore la pluralité de sources qui complexifient une appréciation historique d’ensemble. Comment les chercheurs peuvent-ils mobiliser des méthodologies spécifiques aux SHS tout en coopérant avec des experts en relations internationales pour une compréhension plus complète de la diplomatie mondiale ? Quelles sont les méthodologies adaptées à l’histoire diplomatique, et comment les chercheurs peuvent-ils les appliquer efficacement ? Dans quelle mesure la collaboration entre les archivistes et chercheurs permet-elle de faire avancer la recherche ?

Les nouveaux acteurs et outils de la diplomatie française

En raison de l’affirmation de nouveaux acteurs et l’émergence d’innovations technologiques, les pratiques diplomatiques connaissent, aux XXe et XXIe siècles, des transformations significatives. La perspective traditionnelle dans laquelle l’État est le principal acteur des relations internationales est remise en question par l’introduction de nouveaux outils et de nouvelles fonctions. Ces évolutions invitent à reconsidérer le rôle de l’historien dans l’étude de la diplomatie et de ses outils, ainsi que la manière dont ces changements redéfinissent le processus décisionnel et le travail des diplomates. En quoi la vision traditionnelle de la diplomatie, centrée sur l’État, est-elle remise en question par les chercheurs contemporains ? Comment l’évolution administrative du Quai d’Orsay est-elle perçue en histoire contemporaine ? Quelles sont les répercussions de ces évolutions sur la pratique diplomatique et sur l’articulation de la politique étrangère française ? Comment ces perspectives redéfinissent-elles notre compréhension du rôle des diplomates ?

De l’international à l’intérieur, comment interroger les interactions ?

Outre la question des échelles internationales et étatiques qu’il convient de soulever, il est intéressant d’interroger les interactions des évènements internationaux avec la politique intérieure française et les pratiques décisionnelles. Si les événements internationaux peuvent avoir des répercussions (politiques, sociales, économiques, sécuritaires, environnementales) sur la scène intérieure française, les discours politiques, les engagements de la société civile ainsi que leurs impulsions dans la politique intérieure française peuvent inversement impacter les processus et prises de décisions diplomatiques. Comment cette interdépendance participe-t-elle au renouvellement des enjeux et des perspectives nationales ? 

Les différentes formes de la diplomatie française et ses leviers d’influence 

A l’image de l’évolution que connaît l’historiographie de la politique étrangère de la France contemporaine, la diplomatie française, en tant qu’acteur des relations internationales, a évolué au fil des 30 dernières années pour faire face à une remise en cause permanente de l’ordre mondial et s’adapter aux enjeux politique, économique, culturel et géopolitique qui rythment la vie internationale. Dans quelle mesure les leviers diplomatiques sont-ils adaptés aux spécificités des domaines tels que la sécurité, la politique, l’économie et la coopération ? En quoi la réévaluation de certains sujets en histoire des relations internationales a-t-elle contribué à faire évoluer les approches conceptuelles en histoire diplomatique ?

Modalités de contributions

Nous invitons les chercheurs en histoire, en relations internationales, en science politique et autres disciplines relatives à l’étude de l’international et de la diplomatie à soumettre des propositions d’intervention. Les acteurs professionnels des archives et des bibliothèques sont également invités à soumettre des propositions techniques. 

Les propositions d’intervention (titre, présentation synthétique du contenu et CV synthétique), de 350 mots à 500 mots environ avec une courte bibliographie indicative, doivent parvenir à l’adresse suivante : vuduquai.shd@gmail.com 

au plus tard le dimanche 6 octobre 2024.

Format de communication

Les communications retenues devront être envoyées rédigées au plus tard une semaine avant la date d’intervention. A raison de deux à trois interventions par séance, les communications de 20 à 25 minutes seront suivies d’un temps de discussion.

Lieu et format de l’événement

Format à distance sur Zoom