Archives de catégorie : Édition 2025

S7. Mettre en réseau la culture : un enjeu d’influence ?

Pour cette dernière séance de l’édition 2025 du séminaire Vu du Quai, nous aurons le plaisir d’accueillir quatre intervenants : Louis Baudrin, doctorant en science politique au Centre de recherches internationales de Sciences Po (CERI) et associé au Centre Marc Bloch ; Akhésa Moummi, doctorante en études politiques à l’École des hautes études en sciences sociales et associée à l’Institut français du Proche-Orient de Beyrouth ; Stéphane Prou, collaborateur/rédacteur au cabinet du Ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation ; et enfin Guillaume Frantzwa, archiviste paléographe, docteur en histoire de l’art et conservateur du patrimoine aux Archives diplomatiques du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.

S6. Les enjeux de la coopération institutionnelle : de la recherche à la diplomatie

Pour cette séance, nous nous retrouverons en présence au Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (site de la Convention, 48 rue Javel, 75015 Paris) et à distance en vidéoconférence pour une séance consacrée aux enjeux de la coopération institutionnelle, de la recherche à la diplomatie. Une première intervention donnée conjointement par l’Académie diplomatique et consulaire, le CAPS, la direction des Archives et la sous-direction de l’enseignement supérieure et de la recherche sur la diplomatie scientifique sera suivie d’une présentation de Marion Aballéa, maîtresse de conférences en histoire contemporaine, sur la “diplomatie du SIDA”, un outil d’influence du Quai d’Orsay de 1983 à 2000.

ATTENTION : Pour participer à la séance, en présence ou à distance, vous devez nous envoyer une demande d’inscription à l’adresse mail du séminaire (vuduquai.shd@gmail) au plus tard 48h en amont.

S5. Redéfinir les relations diplomatiques avec l’Algérie indépendante

Nous aurons le plaisir d’accueillir Eric Lechevallier, archiviste et responsable des publics au Centre des Archives diplomatiques de Nantes du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et doctorant en histoire des relations internationales au CRHIA – Centre de recherches en histoire internationale et atlantique de Nantes Université, ainsi que Inès Baude, doctorante en science politique au Centre européen de sociologie et de science politique et au Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales.

S4. Fabriquer la politique extérieure : enjeux politiques et institutionnels

Nous accueillerons Adrien Renaudet et Jean Hardouin-Dompnier, archivistes du département de l’Exécutif et du Législatif des Archives nationales de France et respectivement en charge des archives des chefs de Gouvernement et de celles de la présidence de la République depuis mai 1981. Louise-Marie de Busschère, doctorante en histoire contemporaine à l’Université de Montpellier Paul-Valéry, complétera la discussion avec une étude de cas sur la définition de la politique extérieure française au Moyen-Orient en temps de cohabitation (1986-1995).

S3. (Dé)composer l’approche culturelle de l’altérité

Nous accueillerons Melissa Tedafi, doctorante en histoire contemporaine et science politique à Nantes Université et Université Rennes 2 en partenariat avec le Centre français de recherche de la Péninsule arabique (CNRS/Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères), et Moe Wada, docteure en études sur l’homme et l’environnement de Kyoto University, maîtresse de conférence à Tohoku University et chercheuse invitée à l’École Pratique des Hautes Études.

S2. La projection par l’éducation, un levier du Quai ?

Nous accueillerons Céline Barzun, doctorante en sociologie au Centre lillois d’études et de recherches sociologiques et économiques (Clersé), et Vincent Hugoo, docteur en sociologie et chercheur associé au Centre Européen de Sociologie et de Science politique (CESSP), pour une séance consacrée aux enjeux éducatifs de la diplomatie française.

S1. Ukraine : perspectives et ambitions françaises

Nous accueillerons pour cette première séance de l’édition 2025 Oksana Mitrofanova, docteure en science politique, chercheuse senior à l’Institut mondiale de l’Académie nationale des sciences d’Ukraine, ATER à l’Université Jean Moulin Lyon 3, enseignante-chercheuse associée a Centre de Recherche Europes-Asie (CREE) à l’Inalco et Nathan Hourcade, traducteur, diplômé de l’INALCO et titulaire d’un Master recherche en Histoire de l’Université Paris Cité pour échanger sur la diplomatie française à l’égard de l’Ukraine.

[TERMINE] Appel à communication pour l’édition 2024-2025

Résumé

Structuré en plusieurs séances de novembre 2024 à avril 2025, le séminaire de recherche en histoire diplomatique et contemporaine « Vu du Quai », en référence aux mémoires de l’ambassadeur français Henri Froment-Meurice (1923-2018), propose d’aborder un ensemble de problématiques relatives à l’histoire des relations diplomatiques françaises aux XXe et XXIe siècles. Ce séminaire est ouvert aux chercheurs confirmés, aux jeunes chercheurs et aux doctorants qui souhaitent valoriser leurs travaux et participer aux réflexions avancées dans ce cadre. Les acteurs professionnels des archives, du patrimoine et de la diplomatie sont également invités à participer afin de renforcer l’entrecroisement des disciplines et des expertises. Les étudiants de Master 2 sont également invités à soumettre une présentation de leur mémoire de recherche, sous réserve d’une présentation détaillée transmise en amont témoignant d’une rigueur scientifique.

Argumentaire

Ce séminaire a pour vocation d’analyser les relations diplomatiques de la France, sous l’angle de ses ambitions, de ses inflexions et de ses acteurs. Un accent particulier est mis sur les approches tant conceptuelles que techniques sur les différentes formes que peut prendre la diplomatie française (culturelle, économique, commerciale, scientifique, environnementale, humanitaire, de défense). Nous souhaitons mettre en lumière les ambitions politiques qui sous-tendent ces leviers d’influence, à distinguer les caractéristiques de ces différents axes et à questionner l’« herméticité » des domaines tout en explorant leurs éventuels croisements. Le séminaire entend à ce titre encourager une approche pluridisciplinaire et les interactions professionnelles afin d’impulser une réflexion sur les usages méthodologiques, le traitement des sources ainsi que sur les acteurs de la diplomatie. Les axes retenus pour cette troisième édition sont les suivants : 

Appréhender les sources de l’histoire diplomatique

L’histoire diplomatique est une discipline qui transcende les frontières entre les sciences humaines et sociales et nécessite souvent des méthodes spécifiques, notamment en ce qui concerne l’analyse des documents confidentiels, la contextualisation des événements internationaux, la reconstitution des réseaux diplomatiques, l’appréhension de témoignages sensibles ou encore la pluralité de sources qui complexifient une appréciation historique d’ensemble. Comment les chercheurs peuvent-ils mobiliser des méthodologies spécifiques aux SHS tout en coopérant avec des experts en relations internationales pour une compréhension plus complète de la diplomatie mondiale ? Quelles sont les méthodologies adaptées à l’histoire diplomatique, et comment les chercheurs peuvent-ils les appliquer efficacement ? Dans quelle mesure la collaboration entre les archivistes et chercheurs permet-elle de faire avancer la recherche ?

Les nouveaux acteurs et outils de la diplomatie française

En raison de l’affirmation de nouveaux acteurs et l’émergence d’innovations technologiques, les pratiques diplomatiques connaissent, aux XXe et XXIe siècles, des transformations significatives. La perspective traditionnelle dans laquelle l’État est le principal acteur des relations internationales est remise en question par l’introduction de nouveaux outils et de nouvelles fonctions. Ces évolutions invitent à reconsidérer le rôle de l’historien dans l’étude de la diplomatie et de ses outils, ainsi que la manière dont ces changements redéfinissent le processus décisionnel et le travail des diplomates. En quoi la vision traditionnelle de la diplomatie, centrée sur l’État, est-elle remise en question par les chercheurs contemporains ? Comment l’évolution administrative du Quai d’Orsay est-elle perçue en histoire contemporaine ? Quelles sont les répercussions de ces évolutions sur la pratique diplomatique et sur l’articulation de la politique étrangère française ? Comment ces perspectives redéfinissent-elles notre compréhension du rôle des diplomates ?

De l’international à l’intérieur, comment interroger les interactions ?

Outre la question des échelles internationales et étatiques qu’il convient de soulever, il est intéressant d’interroger les interactions des évènements internationaux avec la politique intérieure française et les pratiques décisionnelles. Si les événements internationaux peuvent avoir des répercussions (politiques, sociales, économiques, sécuritaires, environnementales) sur la scène intérieure française, les discours politiques, les engagements de la société civile ainsi que leurs impulsions dans la politique intérieure française peuvent inversement impacter les processus et prises de décisions diplomatiques. Comment cette interdépendance participe-t-elle au renouvellement des enjeux et des perspectives nationales ? 

Les différentes formes de la diplomatie française et ses leviers d’influence 

A l’image de l’évolution que connaît l’historiographie de la politique étrangère de la France contemporaine, la diplomatie française, en tant qu’acteur des relations internationales, a évolué au fil des 30 dernières années pour faire face à une remise en cause permanente de l’ordre mondial et s’adapter aux enjeux politique, économique, culturel et géopolitique qui rythment la vie internationale. Dans quelle mesure les leviers diplomatiques sont-ils adaptés aux spécificités des domaines tels que la sécurité, la politique, l’économie et la coopération ? En quoi la réévaluation de certains sujets en histoire des relations internationales a-t-elle contribué à faire évoluer les approches conceptuelles en histoire diplomatique ?

Modalités de contributions

Nous invitons les chercheurs en histoire, en relations internationales, en science politique et autres disciplines relatives à l’étude de l’international et de la diplomatie à soumettre des propositions d’intervention. Les acteurs professionnels des archives et des bibliothèques sont également invités à soumettre des propositions techniques. 

Les propositions d’intervention (titre, présentation synthétique du contenu et CV synthétique), de 350 mots à 500 mots environ avec une courte bibliographie indicative, doivent parvenir à l’adresse suivante : vuduquai.shd@gmail.com 

au plus tard le dimanche 6 octobre 2024.

Format de communication

Les communications retenues devront être envoyées rédigées au plus tard une semaine avant la date d’intervention. A raison de deux à trois interventions par séance, les communications de 20 à 25 minutes seront suivies d’un temps de discussion.

Lieu et format de l’événement

Format à distance sur Zoom