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Programme – Édition 2026

Vu du Quai – Séminaire de recherche en nouvelle histoire diplomatique et contemporaine (XXe-XXIe s.)

Organisé par Louise-Marie de Busschère et Cathy Monarque,  Doctorantes en histoire contemporaine, CRISES, UMPV [vuduquai.shd@gmail.com]

Visioconférence : Formulaire d’inscription

Séance 1 – Mémoires coloniales et pratiques diplomatiques

Mercredi 21 janvier 2026 (17h30-19h30)

  • Mémoires de la violence coloniale dans les discours officiels : la construction idéologique de l’Union pour la Méditerranée en France et en Algérie (1999-2008) – Lou Khalfaoui, doctorante en histoire politique, School of History & School of Languages, Cultures and Societies, University of Leeds (UK)
  • Circuler pour veiller : informations, rumeurs et diplomatie autour des cimetières européens d’Algérie – Margot Garcin, doctorante en histoire contemporaine, UMR Temps, Espaces, Langages, Europe méridionale, Méditeranée (TELEMMe), CNRS Aix-Marseille Université 

Séance 2 – Diplomaties européennes en Guerre froide 

Mercredi 18 février 2026 (17h30-19h30)

  • Le conseiller commercial de France à Hong Kong pendant la guerre froide : l’expertise économique au service de la diplomatie – Armaëlle Bonneau, doctorante en histoire contemporaine, UMR Sorbonne, Identités, relations internationales et civilisations de l’Europe (Sirice), Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • Les diplomaties française et britannique par rapport à la construction européenne (1958-1974) – Noam Drif, doctorant en histoire économique, Centre de recherches en histoire internationale et atlantique (CRHIA), Nantes Université 

Séance 3 – Mettre en scène la diplomatie

Mercredi 01 avril 2026 (17h30-19h30)

  • La visite de François Mitterrand en Bulgarie en 1989 – l’événement diplomatique de l’année pour la Bulgarie socialiste en agonie – Yordan Yordanov, doctorant, Université de Sofia, Paris 3 Sorbonne Nouvelle
  • Les albums photographiques offerts à Georges Pompidou (1962-1974) : outils et mémoire de la diplomatie – Mathilde Guérin et Thomas Morel, archivistes au département de l’Exécutif et du Législatif, en charge des archives des chefs de Gouvernement aux Archives nationales

Séance 4 – Sécurité, exil et dissidence

Mercredi 22 avril 2026 (17h30-19h30)

  • Accueillir les dissidents en exil : impacts sur les relations extérieures françaises et réponses gouvernementales, une Realpolitik de l’hospitalité ? (1950-1990) Chloé Raïd, doctorante, London School of Economics and Political Sciences
  • De l’administration centrale aux postes à l’étranger : les perceptions différenciées des menaces sécuritaires des services du Quai d’Orsay (1950- années 1980) – Grégoire Duplanil-Weill, doctorant en histoire contemporaine, UMR Sirice, Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Séance 5 – Les voix de la diplomatie

Mercredi 13 mai 2026 (17h30-19h30)

  • De Tahiti à Wellington, Canberra, Londres et retour. La diplomatie de la France libre à l’œuvre dans le Pacifique (1940-1942) – Yacine Benhalima, docteur en histoire contemporaine, Université de la Polynésie française / Victoria University of Wellington.
  • Présentation des fonds d’archives orales et du fonctionnement des campagnes de collecte aux Archives diplomatiques (MEAE) – Jean-Philippe Dumas, Chef du pôle Collections, Direction des Archives, Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères

AAC 2026 – 15 septembre 2025

Présentation générale

Organisé en plusieurs séances de janvier à mai 2026, le séminaire de recherche Vu du Quai, en référence aux mémoires de l’ambassadeur français Henri Froment-Meurice (1923-2018), propose d’aborder un ensemble de problématiques relatives à l’histoire des relations diplomatiques françaises aux XXe et XXIe siècles. Ce séminaire est ouvert aux chercheurs confirmés, jeunes chercheurs et doctorants qui souhaitent valoriser leurs travaux et participer aux réflexions avancées dans ce cadre. Les professionnels des archives, du patrimoine et de la diplomatie sont également invités à participer afin de renforcer l’entrecroisement des disciplines et des expertises. Les étudiants de Master 2 peuvent également soumettre une proposition, sous réserve de présenter un résumé structuré et rigoureux de leur mémoire.

Argumentaire 

Ce séminaire a pour objectif l’analyse des relations diplomatiques de la France au prisme de ses ambitions, de ses inflexions et de ses acteurs. Il propose d’explorer la diversité des formes que peut prendre la diplomatie française – culturelle, économique, scientifique, environnementale, humanitaire ou de défense – en mettant en lumière les logiques politiques qui sous-tendent ces différents leviers. Un accent particulier sera mis sur les approches à la fois conceptuelles, techniques et méthodologiques. Il s’agit notamment de distinguer les spécificités de chaque domaine diplomatique en interrogeant leurs croisements et d’ouvrir une réflexion sur la manière dont ces différents registres s’articulent dans la pratique. 

Pour cette quatrième édition, une attention particulière sera portée à la manière dont la diplomatie se donne à voir et se laisse enregistrer. L’image – qu’il s’agisse de la photographie officielle, du film d’archive, du reportage, de l’enregistrement audio ou de l’entretien – est désormais un vecteur essentiel de communication diplomatique, mais aussi une source précieuse pour l’historien. En intégrant cette dimension visuelle et sonore, nous souhaitons également encourager les réflexions sur les formes d’enquête, les usages du visuel dans la recherche, et les conditions d’une écriture de l’histoire « en train de se faire » (Delage et Demoulin, 2024 ; Descamps, 2005).

Les axes retenus pour cette quatrième édition sont les suivants :

1. Photographie, film et archives visuelles et orales : représenter et enregistrer la diplomatie

Quelles images la diplomatie produit-elle d’elle-même ? Comment la photographie officielle, le reportage, les captations audiovisuelles ou encore les entretiens construisent-ils une mémoire – parfois mise en scène – de l’activité diplomatique ? Ce premier axe interroge les formes de visualisation de la diplomatie : portraits d’ambassadeurs, sommets internationaux, visites d’État, négociations, cérémonies protocolaires, etc. Il invite aussi à réfléchir aux usages historiographiques de ces supports, ainsi qu’aux pratiques d’enquête qui intègrent captation vidéo, enregistrement sonore ou photographie dans la constitution d’un corpus (Devin (dir.), 2016 ; Descamps, 2019). Peut-on écrire l’histoire diplomatique « en la filmant » ? Comment articuler l’analyse des représentations visuelles et la pratique de terrain des chercheurs ? En quoi l’image devient-elle une source ou un outil d’investigation à part entière ?

2. Travailler sur les sources de l’histoire diplomatique

Dans la continuité de l’axe précédent, celui-ci interroge la fabrique de l’histoire diplomatique et ses sources. Comment aborder les archives diplomatiques, notamment les documents confidentiels ou sensibles ? Quels outils théoriques et méthodologiques mobiliser pour appréhender des matériaux complexes, fragmentaires ou pluriels ? Ce second axe interroge la fabrique de l’histoire diplomatique et encourage la coopération entre historiens, archivistes, analystes des relations internationales et spécialistes des sciences humaines et sociales.

3. Recompositions de la diplomatie française : acteurs, outils et leviers

La diplomatie contemporaine s’est profondément transformée, portée par la multiplication et la diversification de nouveaux acteurs non étatiques (ONG, multinationales, collectivités locales, experts) (Guilbaud, 2018 ; Lequesne (dir.), 2021) et l’essor des technologies numériques. Ce troisième axe propose de réfléchir à ces mutations, à la diversification des fonctions diplomatiques et à l’impact de ces mutations sur les mécanismes décisionnels.

4. Enjeux intérieurs, effets extérieurs : circulations et interactions

Ce dernier axe explore les interactions entre les dynamiques internationales et les logiques de la politique intérieure française dans les processus d’élaboration de la politique étrangère (Frank (dir.), 2012). Il s’agit d’analyser comment les décisions diplomatiques influencent les contextes sociaux, économiques ou politiques nationaux – et inversement – et comment les engagements internes (société civile, partis, mouvements sociaux) redéfinissent les priorités diplomatiques.

 

Modalités de participation

Les chercheurs en histoire, en relations internationales, en science politique et autres disciplines relatives à l’étude de l’international et de la diplomatie ainsi que les professionnels des archives sont invités à proposer une communication

Les propositions (titre, résumé de 350 à 500 mots, courte bibliographie indicative et CV synthétique) doivent parvenir à l’adresse suivante : vuduquai.shd@gmail.com

Date limite de soumission : 15 septembre 2025

 

Modalités de communication

Les interventions sélectionnées devront être transmises sous leur forme rédigée au plus tard une semaine avant la date prévue. Chaque séance accueillera deux à trois interventions d’une durée de 20 à 25 minutes, suivies d’un temps d’échange avec les participants.

 

Lieu et format de l’événement

L’événement se tiendra à distance, via la plateforme Zoom (sous réserve de modification).

 

Organisation

Louise-Marie de Busschère (louise-marie.de-busschere@univ-montp3.fr)

Cathy Monarque (cathy.monarque@univ-montp3.fr)